Les règles éthiques dans la lecture des annales akashiques
- Jennifer Grellier
- 17 mars
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 2 jours

On décrit souvent les annales akashiques comme une immense bibliothèque universelle, où seraient stockées toutes les informations de nos anciennes incarnations : pensées, émotions, actions, expériences…
Ça fait rêver, non ?!Je dirais même que cela fascine.
On aurait presque envie de dévorer ce livre invisible. Pourtant, je pense qu’il est essentiel de l’utiliser avant tout comme un guide, une aide pour mieux comprendre les situations que l’on traverse dans notre vie.
Mais comme toute pratique spirituelle, il est important de rester vigilant. L’excès de curiosité peut parfois nous faire basculer dans ce que j’appelle du tourisme spirituel.
C’est justement ce qui m’a inspiré cet article. Car, selon moi, il est essentiel de rappeler qu’il existe des règles éthiques importantes dans la lecture des annales akashiques.
L’obligation du consentement pour une lecture des annales akashiques
C’est probablement le premier point à souligner.
Une lecture akashique est quelque chose de très intime. Il est donc impossible, pour moi, de faire une lecture sans avoir reçu une demande explicite du consultant.
Heureusement, cet espace semble posséder ses propres garde-fous. Je doute sincèrement que cette intelligence transmette des informations s’il n’y a pas eu un véritable consentement.
Dans ma pratique personnelle, j’insiste pour que le consultant m’envoie sa question par écrit.
Pour trois raisons :
cela formalise son consentement
cela permet de poser une intention claire
et le fait d’écrire constitue déjà une action consciente de sa part
Le libre arbitre
Cela m’amène naturellement au deuxième point : le libre arbitre.
Le consultant est la seule personne à savoir ce dont il a réellement besoin.
Je peux bien sûr proposer mon aide pour formuler ou préciser les questions, mais je ne peux pas les imposer.
Même si parfois j’ai la sensation qu’une autre question serait plus appropriée, seul le consultant sait ce pour quoi il se sent prêt.
Une intention pure
Une lecture des annales akashiques ouvre la porte à un regard différent. Elle peut apporter une nouvelle compréhension d’une situation et, parfois, permettre une évolution ou même une forme de guérison intérieure.
Mais les informations transmises ne sont jamais là pour juger.
L’intention d’une lecture doit rester pure et bienveillante : comprendre, éclairer, accompagner.
L’anonymat et la confidentialité
C’est une valeur qui me paraît évidente, mais je préfère tout de même la rappeler.
Il m’arrive de partager certaines lectures, notamment pour illustrer des exemples concrets. Mais aucune information permettant d’identifier la personne n’est jamais divulguée:
Pas de prénom
Pas de date de consultation
Pas de détail reconnaissable.
Le respect de la confidentialité du consultant est fondamental.
L’humilité face aux annales akashiques
Il m’est arrivé deux fois en huit ans de pratique de ne recevoir absolument aucune information lors de l’ouverture des archives akashiques.
Imaginez ma surprise… et ma frustration.
J’ai simplement laissé passer un peu de temps avant de recommencer quelques jours plus tard. Et cette fois-ci, la lecture a été possible.
Lors de l’échange avec la consultante, je lui ai raconté cette expérience. Elle était étonnée, car un événement important s’était produit dans sa vie quelques jours avant la deuxième tentative. Sans cet événement, elle n’aurait pas pu donner de sens à la lecture.
La deuxième fois, la consultante était tout simplement malade et n’était pas en état de recevoir la lecture au moment prévu.
Ces situations restent extrêmement rares, mais elles m’ont appris une chose essentielle : faire preuve d’humilité et faire confiance à cette intelligence qui, parfois, nous dépasse.
Elles ont aussi renforcé ma conviction que l’on ne peut pas faire n’importe quoi avec les annales akashiques.
Le syndrome du sauveur et la responsabilité
Même si cela peut parfois être tentant, une lecture akashique ne remplace jamais un avis médical ni une thérapie.
Elle peut offrir un éclairage, une piste de compréhension, mais elle ne doit jamais se substituer à un accompagnement professionnel.
Il est possible d’explorer une question liée à la santé dans une lecture. Dans ce cas, l’objectif est plutôt de comprendre le message symbolique ou émotionnel derrière une maladie.
Mais il ne peut jamais y avoir de promesse de guérison physique.
Se respecter en tant que canal
Enfin, un point essentiel : le respect de soi en tant que canal.
Cela implique d’être à l’écoute de son état intérieur et de reconnaître lorsque ce n’est pas le bon moment pour faire une lecture.
Les raisons peuvent être multiples :
fatigue
perturbation émotionnelle
manque de temps
environnement peu propice
Pour que la lecture soit de qualité, il est essentiel d’être disponible à 100 %.
C’est aussi la raison pour laquelle je choisis de faire une restitution audio en différé. Cela me permet d’être pleinement présente pendant la lecture.
Et de son côté, le consultant peut écouter la restitution au moment le plus juste pour lui.
Conclusion
Derrière la fascination que peuvent susciter ces archives universelles, il y a surtout une invitation à l’humilité.
Il y a, dans la pratique de la lecture des annales akashiques, une dimension profondément sacrée qui impose le respect.
Une lecture est avant tout une rencontre. Un rendez-vous avec vous-même, mais aussi avec cette intelligence dotée d’une sagesse si vaste qu’elle nous dépasse.
Les principes que j’ai évoqués ne sont pas des contraintes. Ils sont au contraire ce qui permet à cet espace de rester juste, respectueux et aligné.
Ce n’est pas un espace destiné à satisfaire une simple curiosité, ni un spectacle spirituel que l’on viendrait observer. C’est plutôt un dialogue subtil, un moment d’écoute qui peut ouvrir une nouvelle compréhension de ce que nous traversons.
Et cela mérite d’être abordé avec respect, conscience et intégrité.
Je vois beaucoup sur internet « Comment accéder aux annales akashiques ? », et je comprends que cela nous interroge. Mais j’ajouterai aussi la question suivante : « avec quelle intention et quelle éthique nous choisissons de les approcher. ? »


Commentaires